Beautiful Days

Publié le par Amélie

Un voyage en ferry afin d'atteindre l'Irelande pour l'anniversaire de ma mère. Mon frère et moi cherchons un cadeau pour ma mère parmi les nombreux magasins à bord (vêtements, bijouterie, parfumerie, décorations,...).

Nous nous dirigeons avant toute chose vers un bar où je vois, assise à une table plus loin, Joëlle. Trois "émos" s'approchent de sa table et l'envoient violemment au sol. Ils la frappent sauvagement, elle ne peut plus se relever. Je dis à mon frère qu'il faut faire quelque chose pour l'aider mais il ne semble même pas réagir. Je vais voir trois garçons du lycée assis à une table plus loin et leur demande de l'aide pour Joelle. Ils acceptent sans hésiter. Je me dirige rapidement vers les garçons qui encerclent Joelle et lorsque je me trouve face à eux, je me retourne et vois qu'aucun des garçons du lycée ne m'a rejoins. Les trois émos attendent que je dise quelque chose; je bafouille, rougis. Ils se moquent de moi et partent. Je tente de relever Joelle, ventre à terre, ses cheveux entourant son visage. Je lui demande comment elle va. Elle est à moitié mourante. Je décide donc que seule ou non, je donnerai une leçon à ces émos. Je prends mon plateau repas (?) et me dirige vers les cuisines. Je me rends compte qu'ils sont en fait des serveurs. J'essaie de faire un croche pied à l'un d'entre eux mais il m'évite. Je me fais virer des cuisines. J'abandonne.

Nous sommes arrivés en Irelande. Mon frère veut à tout prix me montrer quelque chose de "super beau". Ma mère défait les valises dans une sorte de gîte désaffecté. Je suis mon frère le long d'immenses collines de champs qui abordent des couleurs vertes et marrons. Nous arrivons après de nombreux km à un petit moulin délabré. Nous montons beaucoup de marches et une fois arrivés en haut, je perds mon frère de vue. Je tourne alors plusieurs fois en rond sans le trouver. Soudain j'aperçois une fenêtre qui n'était pas présente auparavant avec un seul rideau jaune verdâtre sur son côté droit. Mon frère est allongé ventre à terre, je ne peux apercevoir son visage. Pensant à une blague, je m'agenouille et essaie de le retourner sur le dos et me rend compte qu'il a une balle au milieu du front. Je lève doucement la tête, les yeux embués par les larmes et aperçois des chaussures derrière le long rideau. Je me penche discrètement pour voir qui se cache derrière mais l'homme sort. Il est à contre jour et tout ce que je peux apercevoir n'est qu'une ombre profondément noire. Il s'approche de moi, un revolver pointé en ma direction. Je tombe en arrière. J'aperçois son visage : mon prof d'histoire, M. Per.. Je pousse un hurlement. Il met son doigt devant sa bouche, me montrant que si je ne me tais pas, le même destin que mon frère m'est promis. Je mets alors mes deux paumes de mains afin de m'empêcher de crier et tente également d'étouffer mes sanglots de terreur. Il approche lentement l'arme entre mes deux yeux, un sourire sadique se dessine sur ses lèvres. Je regarde du coin de l'oeil mon frère. Je me rends compte que mon prof joue un jeu. Je ne sais pas exactement pourquoi, ni comment, mais je sais que ce n'est pas lui qui l'a tué. Il voit que je le sais. Il me prend dans ses bras pour me réconforter. Mais je suis sous le choc. Je suis pâle comme la mort, je tremble et ne peux dire le moindre mot. Il me murmure des choses que je n'arrive pas à distinguer. La seule chose qui tourne dans ma tête est le simple fait que mon frère est mort, que je ne le reverrai jamais plus et que je n'ai pû lui dire combien il était important pour moi, avant qu'il ne parte.

Je retourne dans le gîte qui s'est quelque peu modifié en bungalow de camping. Il y a du monde sur la terrasse avec ma mère qui prend l'apéritif. Le gîte n'est plus isolé, mais entouré d'un tas de pavillons. Il fait particulièrement chaud. Soudain je vois Sandrine et Marine V. courir en bikini dehors en riant bruyamment et hystériquement. Elles sortent d'une immense piscine gonflable. Elles sont suivies d'un tas d'autres filles qui les filment tout en riant. Je hais leur bonheur. Sentiment de dégoût et de mépris.


 

Je me retrouve dans un hôpital psychiatrique, enfermée dans une cellule toute blanche, complètement close, avec ma chienne qui a le don de parler. Je suis là parce que je ne me suis jamais remise de la "mort" de mon frère. Je lui dis qu'il faut qu'on organise quelque chose afin de pouvoir s'évader car j'ai besoin de revoir la lumière du soleil. Je ne veux pas que l'on contrôle ma pensée non plus en me coupant du reste du monde. Pendant le repas dans une sorte de sinistre cantine où tous les pensionnaires sont enchainés de camisoles, je leur fais part de ma volonté d'évasion. Cependant, tout le monde se plait à l'établissement psychiatrique "Les Glaieuls" de Caen et personne ne désire me suivre. L'établissement s'appelle "Les Glaieuls' car un magnifique champ de glaieuls multicolores s'étale devant l'entrée du bâtiment. Certes intéressant pour son aspect visuel, ce champ est également utile puisqu'il permet aux médecins de voir les pensionnaires qui tentent de s'enfuir : ils font bouger les fleurs, voire tracent les lignes de leur passage dans ce champ uniforme. Nous réussissons, ma chienne et moi à nous faufiler la nuit tombée sans nous faire prendre. Nous profitons du temps : c'est le printemps. Je retrouve un sourire, perdu depuis longtemps. Nous allons tout naturellement chez mes grand-parents. Mais à l'entrée de chez eux se trouvent 3 voitures de police. Effrayées, nous pensons qu'ils nous attendent. Quand soudain, nous voyons Obama sortir d'une luxueuse limousine, il était seulement invité à un repas organisé par le maire. Mes grand-parents sont en train de manger devant la télé. Ma grand-mère ne montre pas spécialement une grande joie de me revoir après plusieurs mois d'enfermement; elle note simplement que les médecins vont se rendre compte de mon évasion lorsqu'ils vont venir dans notre cellule pour me donner des pilules (calmants et somnifères). Ma chienne et moi courons alors à toute vitesse pour rejoindre notre "tombeau mortuaire" comme nous l'appelons entre nous. Un chien essaie de suivre ma chienne qui le vire efficacement. Pour pouvoir rentrer sans se faire prendre, nous devons passer par le terrain de sport du lycée (terrain de basket + piste de course). Des Terminales sont en train de courir, je me glisse parmi eux pour être la plus discrète possible mais le (vieux) prof de sport me remarque tout de suite (je suis toujours habillée en camisole..) et me dit qu'il ne m'a jamais vu courir aussi vite et qu'il aimerait que je reste un peu. Le décor se modifie un peu et je suis entourée de primaires. Il doivent arriver le plus vite possible à un plot et revenir. Au top, je suis dans les premières, mais au lieu de revenir, je continue tout droit en direction de l'hopital psychiatrique pour atteindre un trou dans le grillage. Le prof me voit faire mais ne dis rien.
Derrière le trou, dans l'hôpital, est plantée une mini forêt. La nuit est totalement tombée, je me cache dans les fourrés. Au loin, j'aperçois les internés qui viennent de finir leur balade dans le parc et les médecins les appelle à tour de role pour vérifier que tout le monde est bien là. Je dois encore traverser le champ de glaieuls sans me faire remarquer et arriver à temps lorsque mon nom sera prononcé. Je me glisse rapidement et le plus silencieusement possible dans le champ de fleurs et je me rends compte que je n'étais pas la seule à m'être évadée aujourd'hui. J'avais donné des idées d'évasion et de liberté à d'autres pensionnaires. Il y une queue de 10 personnes environ devant moi qui essaient également d'arriver jusqu'aux médecins le plus silencieusement possible. Nous arrivons tout sourire à eux. Les médecins n'ont pas l'air d'apprécier notre joie. Ils ne se rendent compte de rien. Nous échangeons des sourires complices avec les autres évadés. Nous savons comment sortir d'ici. Nous savons que ce petit manège allait avoir lieu tous les jours dorénavant car nous savions que nous n'étions pas fous.
Seulement humains.

Publié dans dreams

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J
<br /> C'est tes reves que tu écris?? je reviens parmis la sphere blogienne, et je reviendrai souvent te voir parce que tu ecris tres bien, et que tu m'intrigue bcp par ta façon unique de poser des choses<br /> absurdes... Mais peut etre ps tant absurde que ça... bises,    Joaluna!!<br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Merci ton commentaire me touche :)<br /> <br /> <br /> Oui ce sont mes rêves que j'écris. Ce sont des choses tellement uniques qui entrecroisent toutes les partielles de nos souvenirs, de nos journées... On apprend beaucoup sur soi en écoutant ses<br /> rêves<br /> <br /> <br /> Bisous<br /> <br /> <br /> <br />