Mardi 4 août 2009
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15:37
Une petite fille blonde que je vois grandir. En face d'un
tableau aimanté et d'une grande carte de l'Europe Rhénane. Elle répète trois fois ses premiers mots "crayon rouge et noir". Elle va voir sa mère qui fait un canevas à la grande table en bois massif
d'à côté. Pas de réaction. Le père rentre du travail. La petite lui dit "crayon rouge et noir". Il s'énerve fortement ce qui fait pleurer la petite. Elle court dans les bras de sa grand-mère. La
mère semble enfin sortir de son "coma" et demande au père ce qu'il y a et pourquoi il l'a fait pleurer. Il est professeur de Lettres et est apparemment humilié que les premiers mots de sa fille soient "couleur rouge ou noir" ou "crayon rouge et noir", qu'importe c'est la même chose, il ne sait plus mais de toute façon ça revient au
même.
Puis il veut se faire pardonner. Il donne un schweppes agrumes à la petite. En quelques minutes elle grandit de 10 ans. Elle veut que son père soit à ses genoux avant de lui pardonner. Les amis du
père arrivent pour boire un coup (il y a une pièce "bistrot" dans la maison avec un long bar et des portes battantes comme dans les westerns). Il délaisse alors sa fille pour les rejoindre.
Beaucoup plus tard elle va les voir devant la porte. Le père est complètement bourré. Il veut la faire rire. Il la met sur une chaise à roulettes. Il la pousse en courant vers les portes
battantes. Elle se prend l'une d'elle en pleine tête lorsque la porte se referme. Les amis du père continuent de rire et de picoler comme si rien ne s'était
passé. Le père est seul avec sa femme en face de la terrible scène. Il met brusquement tout le monde dehors. Il cours aux urgences sa fille dans les bras. La mère se réfugie dans la salle de bain
où elle s'enferme à double tours.
Je rentre enfin comme un personnage de cette histoire. La mère de cette petite blonde, c'est ma mère. Je la réconforte. Je lui dis que je vais chercher des mouchoirs. Quand je reviens je
vois le fantome de la petite blonde qui lui pose la main sur l'épaule. Elle regarde ma mère fixement, intensément avec des yeux perçants et un sourire menaçant et glacial. Une longue traînée de
sang coule du haut de son front mais il est sec.
Terrorisée, je hurle "Qu'est-ce qu'elle fait là?!". Ma mère relève la tête et étonnée me demande "qui?". La
petite me regarde désormais fixement, toujours avec ce regard glacial. Je ferme les yeux très fort, pensant à un cauchemar. Quand je les ouvre à nouveau, plus rien. Je me dis que c'était une
hallucination. Ma mère et moi parlons un peu s'interrogant sur les premiers mots de la fillette. On va voir alors dans le salon et plus particulièrement dans son coin "dessin" pour
trouver des indices sur la raison de ses premiers mots. J'aperçois alors une carte de France entièrement réalisée en rouge avec de gros points noirs sur les villes majeures. Je vois alors à
nouveau la petite blonde à mes côtés. Elle est aussi fraîche et blanche que lors de ses permiers mots. Cette fois je n'ai pas peur et je lui demande pourquoi "rouge et noir". Elle me dit qu'elle aime bien ces deux couleurs. Elle me montre ses autres crayons de couleurs et m'explique ce qui ne lui plaît pas : "... par contre ces deux couleurs sont
plutôt morbides".
" Justement! Ce n'est pas de ma faute... On m'a dit de le faire." Elle pointe alors son doigt en direction d'un gros atlas. Je me retourne en sa drection, mais elle a disparu pour laisser place à
ma mère qui me dit qu'on aurait surement plus d'explications dans l'atlas. Je me demande si elle a eu la même vision que moi. Ma mère recherche à "rouge et noir". Les commentaires sont écrits en
étranger. Un symbole faisant penser à celui des communistes illustre ce court paragraphe. Ma mère referme brusquement l'atlas et dis qu'on ne trouvera rien là dedans. Elle a compris ce qu'il y
avait de marqué mais veut l'ignorer. Puis nous retournons nous enfermer dans la salle de bain où ma chienne nous attendait. Mais c'est alors qu'elle se met
à aboyer en direction de la porte. Je lui demande ce qu'elle a. Je la laisse sortir. Elle revient rapidement comme si elle avait été effrayée par quelque chose. Je vois alors une multitude de
chiens "fantômes" parfaitement similaires à ma chienne qui courent agressivement en ma direction. Je crie tapissée dans un angle de la pièce et ma cache le visage. Ma mère ne voit rien.
Paniquée, elle me dit de me taire, elle ne comprend pas ce qu'il m'arrive. Une fois les chiens arrivés à ma hauteur, ils s'évaporent et la porte se referme.
On entend le père rentrer et se diriger directement dans le bar. Il se verse un verre de whisky. Coup de
revolver.
Par Amélie
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Publié dans : dreams
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