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  • : Essuyez votre mauvaise mine avant d'entrer dans mes pensées, et chaussez votre sourire :) Même si la plupart de mes écrits peuvent sembler pessimistes voir dépressifs, ce n'est pas le cas, c'est uniquement dû au fait que j'aime remettre en cause les choses et me rendre à l'évidence de la vérité du Monde. Je suis d'une nature plutôt joviale d'ailleurs. Alors oubliez tout ce que vous savez jusqu'à maintenant, et suivez le guide...
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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 08:36

Nous promenons ma chienne, ma mère et moi, le long d'un champ, quand au fur et à mesure que nous marchons, nous nous apercevons qu'on gros oiseau tout noir nous suit. Cet oiseau (mis à part la couleur) ressemblait trait pour trait au Dabou du film "Là Haut" (décidément ce film m'obsède)...

 

 

L-HAUT-1.JPG

 

Et puis; il nous amuse. Il nous fait des imitations. Il sait très bien imiter nos voix et ca nous fait vraiment rire à gorges déployées. Nous continuons d'avancer quand nous voyons sur les bords du champ de nombreuses petites queues blanches qui sautillent : des petits lapins bruns. Nous nous attendrissons sur ces derniers, quand nous nous apercevons soudain que l'oiseau se met à planer au-dessus d'eux - d'où la frayeur des lapins. Il vole étonnemment bien. Il plane au milieu du champ tel un aigle cherchant sa proie.

Nous ne pensons pas qu'il risque d'attaquer. Nous ne nous inquiétons pas. Il semble si gentil, si docile. Quand nous le voyons soudainement descendre en pic sur un des lapins. Il le fusille de coups de bec, mais le lapin continue tant bien que mal de courir. Nous assistons, impuissantes, à la scène, les larmes aux yeux, faute à la brutalité de la scène. 

Nous voyons finalement le Dabou l'avaler tout rond.

Nous avons alors peur de lui. Nous nous cachons donc sous un tunnel. Il fait soudainement nuit noire. On entend des pas derrière nous. Un homme masqué était tapi dans l'ombre. Il me tranche la tête d'un seul coup d'épée (j'ai regardé Sleepy Hollow de m'endormir...).

Par Amélie - Publié dans : dreams
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 16:30

Maman et moi nous baladons dans le jardin Bossuet et juste avant de sortir, je vois dans les fourrés, une personne recouverte d'un manteau bleu sangloter. Je ne m'inquiète pas pour elle et pense que le porte-vue bleu qu'elle a à côté d'elle est le mien; je dis à maman que c'est un voleur. On s'approche pour vérifier même si maman m'a montré que le mien était dans son sac. La personne me fait très peur; je lui dis "tant pis on y va". Mais ma mère continue de s'approcher. Là la femme au manteau bleu sale jette un bébé dans les bras de ma mère, tout en lui disant que son petit frère (qui court maintenant vers moi) et elle ont besoin de notre aide pour élever cet enfant.

 

On se met à courir très vite, paniquées. Quand soudain le petit monstre s'accroche à ma jambe, me suppliant de les aider. J'ai beaucoup de mal à m'en détacher puis le pousse dans le vide d'un coup de pied. Je l'entends hurler de douleur tout en tombant au fond du précipice, j'hésite un instant, regrettant mon geste, mais toujours prise de panique, je continue de courir au milieu d'une forêt de plus en plus sombre, remplie de broussailles et de ronces. 

Je rejoins ma mère partie devant, voyons qu'on ne nous suis plus, on se met à marcher et arrivons devant un escalier de pierres. Tout est humide, froid et sombre. L'architecture du mur et des colonnes est très ancien. On découvre sous des lianes une porte en bois massif et acier avec de nombreuses inscriptions entaillées dedans.

On pousse la porte et arrivons dans le bâtiment que nous appelerons plus tard "le transitoire". Cet endroit ressemble à une caverne, avec plusieurs petites cascades ruisselants le long des murs. On apprécie le glouglou de l'eau, paisible.

Nous apercevons une seconde porte à l'autre bout de la pièce. Une porte en pierre cette fois-ci, qui est cependant extrêmement légère. Nous apprendrons plus tard que cette porte ne s'ouvre que dans un sens. Une fois qu'on entre dans le Monde de l'autre côté, on ne peut en ressortir.

 

Nous entrons alors dans un Monde nouveau. Une ambiance festive y règne. Les habitants s'apprêtent à fêter Noël. Les décorations de Noël ornent chaque endroit de la place, les confiseries sont dans chaque main et tapissent le sol, les airs de Noël résonnent à tue tête, la neige tombe à flot... Ma mère et moi n'y croyons pas. Tout semble tellement magique. Nous nous apercevons aussi que tout ici est gratuit. Tout le monde semble si heureux, tout semble si parfait. Malgré la neige, l'ambiance est tout à fait cosy et la chaleur s'imprègne en nous. 

Nous admirons cette utopie, toujours près de la porte en pierre, sans oser nous approcher dans cette place de village irréelle, comme sortie tout droit d'un conte de fée de l'ancien temps. Quand soudain, un homme, nous aperçois et crie à la cantonade : des nouveaux arrivants! des nouveaux arrivants! 

 

pt34665.jpgUne cinquantaine de personnes arrivent alors autour de nous et nous encerclent. On nous place alors sur des roues immenses, bras et jambes écartées, avec d'autres personnes. La musique de Noël devient alors entêtante, de plus en plus forte, certains se mettent à jouer du tambour et un homme qui semble être le "chef" arrive devant nous. D'autres personnes -environ 6 autres- sont ainsi enchaînés à des roues ainsi que mon frère et mon père. Nous sommes disposés de part et d'autre de la place. Le chef nous explique que c'est ici la coutume d'infliger ce rituel aux nouveaux arrivants. On nous explique que nous devons trouver le bon équilibre pour nous remettre droit et rester une journée "droit" avant de pouvoir être libéré. Des rangées de chaises sont alignées pour que les villageois puissent admirer le spectacle. On lance alors nos roues et nous tournons dans tous les sens. Trois jours nous furent nécessaires pour trouver notre équilibre. Personne ne nous nourrissait ou nous hydratait pendant ce temps là. Certains sont même morts sur leur roue, ne pouvant rester droit plus d'une heure ou deux. Les forces leur manquants. Une fois le supplice terminé, ma famille et moi furent détachés. Nos muscles nous tiraient terriblement. Je me dirigeais vers les toilettes publiques pour m'asperger de l'eau fraîche sur les bras, les jambes et le visage. Quelques villageois me félicitèrent. Je sortis, rejoindre mes parents et mon frère, qui étaient trop impatients de découvrir le marché de Noël avec ses fameuses cabanes en bois que les habitants montaient depuis quelques jours. Nous comprîment très vite que la tradition dans ce village était d'ouvrir chacune des cabanes comme un calendrier de l'avant, une par jour. Un immense stand de bonbons était ouvert au milieu de la place depuis le premier jour. Tout le monde s'agluttinait autour à longueur de temps. Les autres cabanes abritaient des décorations de Noël, des bijoux en ambre, un marchand de ballons...
Tout le monde semblait apprécier cet endroit, sauf moi; tout me paraissait trop faux, surfait, quelque chose clochait au fond... 

Mis à part cette place, aucune maison n'existait dans ce village; on savait seulement qu'une église était présente à quelques kms au milieu d'une forêt noire qui entourait la place, et que cette dernière n'était accessible que le jour de Noël, tant attendu par cette population. Une mini galerie marchande longeait aussi la place du village. Un coiffeur, un salon de thé (où mon frère acheta une boîte en bois à 21€ avec 7 savons aux odeurs différentes, 3 mini faux bouquets de fleurs et 5 sortes de thés inconnus pour envoyer à notre petite cousine pour Noël), un chocolatier, La Poste et le bureau de "la directrice", c'est à dire l'équivalent d'une mairesse. Un escalier était condamné au fond de la galerie. 


La première fois que nous entrâmes dans cette galerie, une fusillade eu lieu au niveau de La Poste. Le contraste entre l'ambiance festive et la mort brusque et violente nous choquâmes réellement. Nous fîmes convoqués dans le bureau de la Directrice qui cherchait des témoins mais personne ne compris vraiment ce qui c'était passé. On parlait d'une histoire d'argent, interdit dans cet endroit. La directrice était une grosse femme blonde, avec des boucles qui entouraient son visage gras et jouflu, trop maquillé, qui lui donnait un air vulgaire et méchant. Personne n'aimait aller dans son bureau. Elle n'en sortait jamais. Elle épiait les villageois dans celui-ci grâce à des dizaines de caméras placées à des endroits stratégiques autour de la place. 

Un jour, au niveau de la boutique de bijoux d'ambre, un homme étrange, que l'on avait encore jamais croisé, nous expliqua que nous ne pourrons sortir d'ici avant le 1er janvier inclus. Il nous conseilla d'écrire à nos proches tout de suite pour leur expliquer la situation parce que La Poste ne resterai pas longtemps ouverte. 

 

Les jours se suivaient et se ressemblaient. 

Les gens répétaient leurs scénarios jour après jour.

Les nuits et les jours n'existaient pas, le temps semblait s'arrêter; on vivait dans l'aube ou le crépuscule. Le soleil ne nous éclairait

jamais vraiment comme il le devait.

 

La Vie me manquait, je ne supportais plus cette fausseté, cette hypocrisie. Tout le monde était triste au fond, les gens oubliaient leur vie d'avant peu à peu; oubliaient tout ce qu'ils savaient. Leur connaissance s'évaporait; elle se réduisait aux chants de Noël.

Un jour, voyant ma famille tourner dans ce monde de zombies aussi, je décida de partir avant d'être moi aussi "lobotomisée". J'acheta tout le stock de ballons au marchand de ballons. Je partis derrière la galerie marchande. Deux haies de ronces et de barbelés me coupaient la route. Je sauta, rampa... me griffait les bras et les jambes, mais je devais échapper à cet endroit. Je perdis un ou deux ballons au passage. Un ravin immense s'offrait alors devant moi. L'inconnu, l'aventure. Je vis alors la directrice derrière les haies derrière moi, les yeux exorbités qui fulminait. Elle n'avait jamais vu personne s'enfuir. Elle tentait de me convaincre de revenir, me racontant que les seules personnes qui avaient osé s'aventurer au delà de ces limites n'avaient pas trouvé le "bon équilibre" et en étaient morts. Elle continuait de parler tout en s'avançant vers moi. Je n'avais plus le choix. Je devais sauter.

 

Je pris à pleines mains mes ballons que j'attachîs solidement autour de mes poignets et je sauta.

 

...  la_haut_haut23.jpg

 

 

Long silence. La mélodie de Noël se faisait de plus en plus lointaine. J'avais réussi. Je sentais le vent battre contre mes tampes. J'étais libre. Je savais qu'ils allaient faire du mal à mes parents et mon frère par ma faute. La Directrice semblait tellement hors d'elle. Mais je voulais revenir les chercher - plus tard. Et si elle leur avait fait du mal; je les vengerai, je brûlerai son monde hypocrite.

Je voguai ainsi, évitant parfois des sapins de justesse. La pente était douce et je descendais tout en douceur. Je savais que je quittais un monde "parfait" pour retrouver en retrouver un autre bien plus dur; mais cet autre monde était la réalité, au moins. 

Après quelques jours accrochée à mes ballons qui m'emmenaient au fil du vent, je commençais à apercevoir autre chose que la forêt de pins. Je semblait m'approcher d'un petit village au milieu des montagnes.

 

    grande-chalet-familiale-dans-village-typique-savoyard_13043.jpg

 

Il faisait nuit noire quand j'atterissa au village de "Bönn-le-Bourg". Un petit village montagnard, très typique. J'ai l'impression d'avoir fait un bon dans le passé; tout semblait tellement ancien et rustre. Je passe au milieu de deux allées de maisons. Je me dirige vers l'église du village. Je suis deux carrosses. Je cherche à aller vers le nord pour rentrer chez moi. Le village est composé en outre, d'une mairie entourée d'une école pour filles et d'une école pour garçons; d'un hyppodrome, et de plusieurs maisons (sous formes de chalets ou en pierres) ainsi que d'une ferme.

Le jour se lève et je me réveille dans un tas de paille. En suivant les carrosses j'étais rentrée par mégarde chez les fermiers. Je sors de la ferme, personne ne m'a remarqué. Je retourne devant la mairie et vois 3 jeunes garçons qui m'interpellent. Ils sont en récréation; ils me demandent qui je suis, ne m'ayant jamais vu auparavant. 2 "vieux" du village viennent les rejoindre, intrigués par l'étrangère que je suis. Je leur explique que je me suis perdue, que je cherche à rentrer chez moi. Ils me demandent alors pourquoi j'ai des ballons accrochés à mes poignets. Je leur dis que c'est grâce à ces ballons que je suis arrivée chez eux, ce qui les rend très admiratifs mais toujours assez perplexes. Les enfants me disent qu'aujourd'hui est un grand jour pour le village puisqu'un spectacle exceptionnel va avoir lieu, et que je devrais y assister avant de rentrer chez moi parce que c'est quelque chose d'unique au Monde. 

 

Ils m'emmènent alors derrière la ferme où j'ai passé la nuit, sur une sorte d'espace panoramique. Ils m'expliquent que tous les villageois s'entraînent toute l'année pour offrir ce spectacle aux anciens du village. C'est un vol de deltaplanes avec faucons et aigles. Je vois alors une cinquantaine de deltaplanes planer dans le ciel, au dessus d'un lac immense et de la forêt profonde. Cet endroit est magique. La luminosité y est parfaite. Ils me disent aussi que si je veux rentrer chez moi, je vais devoir utiliser à nouveau mes ballons puisque c'est le seul endroit pour rejoindre le prochain village le plus au nord et accéder enfin à des routes. Un petit garçon, gâté pourri, la bouche toute collante de sucreries s'approche vers nous et me ris au nez. Me dit que je serais de toute façon bien trop lourde pour traverser ce nouveau ravin avec le peu de ballons qui me restaient. Il n'avait pas tout à fait tort. Je me rends alors compte qu'il a en sa possession plusieurs ballons à l'occasion de la fête, que je m'empresse de prendre dès qu'il eu le dos tourné. 

Je sens mon coeur battre à tout rompre. Cette fois j'ai peur. Je n'ai plus cette adrénaline qui m'avait poussé à sauter la première fois. Mes ballons sont à moitié dégonflés depuis le premier saut et sont abîmés par les ronces. Je m'apprête à sauter, me penche vers le vide; quand j'entends mes grand-parents arriver derrière moi. Ils me disent de ne pas faire ça. Ils m'expliquent que mes parents ont été libérés. Leur supplice est terminé. Mes parents rejoignent alors mes grand-parents, avec un sourire ravi aux lèvres. Ils me disent que l'on va pouvoir rentrer chez nous en toute tranquilité et sans danger désormais. Je n'en crois pas mes yeux ni mes oreilles. Je suis tellement heureuse que je laisse s'envoler tous mes ballons. Légère, je cours vers eux pour les enlacer. Ma mère me sers trop fort. Je lui dis qu'elle me fait mal. Elle ne me réponds pas. Je vois la directrice, raide, le teint blanc, derrière elle. Celle-ci est toujours furieuse. Elle me dit que personne ne peut ou ne doit s'échapper, que le "jeu" est d'apprécier ces moments de fêtes, que tout le monde de sencé voudrait éternel. J'ai raté "ma chance" et je ne peux y retourner une deuxième fois. Mes parents, eux, ne valent pas rater cette chance et ont accepté de me "vendre" pour pouvoir rester éternellement dans ce village du Père Noël. Mon père me prend des ses bras et me jette dans le vide. 

 

Le Monde que j'avais fui m'avait rattrapé - pour me punir.

Par Amélie - Publié dans : dreams
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 16:13

Je suis dans un musée à Paris avec mes parents et grand-parents. Tout le monde parle de cette exposition hors du commun que la France entière s'empresse d'aller voir. Un nouvel artiste hors norme à ce qui paraît.

Je m'apprête, impatiente, à voir la pièce maîtresse de l'exposition : une statue représentant un clown triste en train de pêcher au bord d'un lac près d'une cabane en bois, un poisson mordant à son hameçon.
J'arrive à me faire une place juste devant la vitrine accueillant ce chef d'oeuvre, quand je sens quelqu'un me pousser sur ma gauche. Je commence à m'en plaindre quand je m'aperçois que c'est un policier. Je me dis que ce n'est pas une raison pour pousser les gens et continue à lui dire d'attendre son tour. Quand soudain je le vois ouvrir, comme si de rien n'était, la vitrine; prendre la pièce de collection et s'enfuir avec un couple "incognito". Je suis la seule à les voir agir, personne ne s'en rend compte et les visiteurs continuent à admirer la vitrine vide.

Je poursuis les voleurs qui s'enfuient à bord d'une vieille voiture rouge -genre R2. Je relève leur plaque d'immatriculation et rejoins mon père pour lui raconter la scène à laquelle je viens d'assister. Il me dit de garder ça pour moi; parce que ça nous causerait que des ennuis, les gens penseraient que c'est nous les voleurs. J'essaie d'insister mais rien n'y fait. 

 - ... - Je me réveille dans un palace immense avec piscine, jardin à la Versailles... Mes parents étaient les auteurs du crime. Ils inspiraient à une vie meilleure.

Ceci est bien évidemment qu'un rêve. Mes parents m'ont éduqué d'une façon beaucoup plus convenable !

Par Amélie - Publié dans : dreams
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 15:37
Une petite fille blonde que je vois grandir. En face d'un tableau aimanté et d'une grande carte de l'Europe Rhénane. Elle répète trois fois ses premiers mots "crayon rouge et noir". Elle va voir sa mère qui fait un canevas à la grande table en bois massif d'à côté. Pas de réaction. Le père rentre du travail. La petite lui dit "crayon rouge et noir". Il s'énerve fortement ce qui fait pleurer la petite. Elle court dans les bras de sa grand-mère. La mère semble enfin sortir de son "coma" et demande au père ce qu'il y a et pourquoi il l'a fait pleurer. Il est professeur de Lettres et est apparemment humilié que les premiers mots de sa fille soient "couleur rouge ou noir" ou "crayon rouge et noir", qu'importe c'est la même chose, il ne sait plus mais de toute façon ça revient au même.
Puis il veut se faire pardonner. Il donne un schweppes agrumes à la petite. En quelques minutes elle grandit de 10 ans. Elle veut que son père soit à ses genoux avant de lui pardonner. Les amis du père arrivent pour boire un coup (il y a une pièce "bistrot" dans la maison avec un long bar et des portes battantes comme dans les westerns). Il délaisse alors sa fille pour les rejoindre.
Beaucoup plus tard elle va les voir devant la porte. Le père est complètement bourré. Il veut la faire rire. Il la met sur une chaise à roulettes. Il la pousse en courant vers les portes battantes.
Elle se prend l'une d'elle en pleine tête lorsque la porte se referme. Les amis du père continuent de rire et de picoler comme si rien ne s'était passé. Le père est seul avec sa femme en face de la terrible scène. Il met brusquement tout le monde dehors. Il cours aux urgences sa fille dans les bras. La mère se réfugie dans la salle de bain où elle s'enferme à double tours.
Je rentre enfin comme un personnage de cette histoire. La mère de cette petite blonde, c'est ma mère. Je la réconforte. Je lui dis que je vais chercher des mouchoirs. Quand je reviens je vois le fantome de la petite blonde qui lui pose la main sur l'épaule. Elle regarde ma mère fixement, intensément avec des yeux perçants et un sourire menaçant et glacial. Une longue traînée de sang coule du haut de son front mais il est sec.
Terrorisée, je hurle "Qu'est-ce qu'elle fait là?!". Ma mère relève la tête et étonnée me demande "qui?". La petite me regarde désormais fixement, toujours avec ce regard glacial. Je ferme les yeux très fort, pensant à un cauchemar. Quand je les ouvre à nouveau, plus rien. Je me dis que c'était une hallucination. Ma mère et moi parlons un peu s'interrogant sur les premiers mots de la fillette. On va voir alors dans le salon et plus particulièrement dans son coin "dessin" pour trouver des indices sur la raison de ses premiers mots. J'aperçois alors une carte de France entièrement réalisée en rouge avec de gros points noirs sur les villes majeures. Je vois alors à nouveau la petite blonde à mes côtés. Elle est aussi fraîche et blanche que lors de ses permiers mots. Cette fois je n'ai pas peur et je lui demande pourquoi "rouge et noir". Elle me dit qu'elle aime bien ces deux couleurs. Elle me montre ses autres crayons de couleurs et m'explique ce qui ne lui plaît pas : "... par contre ces deux couleurs sont plutôt morbides".
" Justement! Ce n'est pas de ma faute... On m'a dit de le faire." Elle pointe alors son doigt en direction d'un gros atlas. Je me retourne en sa drection, mais elle a disparu pour laisser place à ma mère qui me dit qu'on aurait surement plus d'explications dans l'atlas. Je me demande si elle a eu la même vision que moi. Ma mère recherche à "rouge et noir". Les commentaires sont écrits en étranger. Un symbole faisant penser à celui des communistes illustre ce court paragraphe. Ma mère referme brusquement l'atlas et dis qu'on ne trouvera rien là dedans. Elle a compris ce qu'il y avait de marqué mais veut l'ignorer. Puis nous retournons nous enfermer dans la salle de bain où ma chienne nous attendait.
Mais c'est alors qu'elle se met à aboyer en direction de la porte. Je lui demande ce qu'elle a. Je la laisse sortir. Elle revient rapidement comme si elle avait été effrayée par quelque chose. Je vois alors une multitude de chiens "fantômes" parfaitement similaires à ma chienne qui courent agressivement en ma direction. Je crie tapissée dans un angle de la pièce et ma cache le visage. Ma mère ne voit rien. Paniquée, elle me dit de me taire, elle ne comprend pas ce qu'il m'arrive. Une fois les chiens arrivés à ma hauteur, ils s'évaporent et la porte se referme.
On entend le père rentrer et se diriger directement dans le bar. Il se verse un verre de whisky.
Coup de revolver.
Par Amélie - Publié dans : dreams
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 15:22

Un voyage en ferry afin d'atteindre l'Irelande pour l'anniversaire de ma mère. Mon frère et moi cherchons un cadeau pour ma mère parmi les nombreux magasins à bord (vêtements, bijouterie, parfumerie, décorations,...).

Nous nous dirigeons avant toute chose vers un bar où je vois, assise à une table plus loin, Joëlle. Trois "émos" s'approchent de sa table et l'envoient violemment au sol. Ils la frappent sauvagement, elle ne peut plus se relever. Je dis à mon frère qu'il faut faire quelque chose pour l'aider mais il ne semble même pas réagir. Je vais voir trois garçons du lycée assis à une table plus loin et leur demande de l'aide pour Joelle. Ils acceptent sans hésiter. Je me dirige rapidement vers les garçons qui encerclent Joelle et lorsque je me trouve face à eux, je me retourne et vois qu'aucun des garçons du lycée ne m'a rejoins. Les trois émos attendent que je dise quelque chose; je bafouille, rougis. Ils se moquent de moi et partent. Je tente de relever Joelle, ventre à terre, ses cheveux entourant son visage. Je lui demande comment elle va. Elle est à moitié mourante. Je décide donc que seule ou non, je donnerai une leçon à ces émos. Je prends mon plateau repas (?) et me dirige vers les cuisines. Je me rends compte qu'ils sont en fait des serveurs. J'essaie de faire un croche pied à l'un d'entre eux mais il m'évite. Je me fais virer des cuisines. J'abandonne.

Nous sommes arrivés en Irelande. Mon frère veut à tout prix me montrer quelque chose de "super beau". Ma mère défait les valises dans une sorte de gîte désaffecté. Je suis mon frère le long d'immenses collines de champs qui abordent des couleurs vertes et marrons. Nous arrivons après de nombreux km à un petit moulin délabré. Nous montons beaucoup de marches et une fois arrivés en haut, je perds mon frère de vue. Je tourne alors plusieurs fois en rond sans le trouver. Soudain j'aperçois une fenêtre qui n'était pas présente auparavant avec un seul rideau jaune verdâtre sur son côté droit. Mon frère est allongé ventre à terre, je ne peux apercevoir son visage. Pensant à une blague, je m'agenouille et essaie de le retourner sur le dos et me rend compte qu'il a une balle au milieu du front. Je lève doucement la tête, les yeux embués par les larmes et aperçois des chaussures derrière le long rideau. Je me penche discrètement pour voir qui se cache derrière mais l'homme sort. Il est à contre jour et tout ce que je peux apercevoir n'est qu'une ombre profondément noire. Il s'approche de moi, un revolver pointé en ma direction. Je tombe en arrière. J'aperçois son visage : mon prof d'histoire, M. Per.. Je pousse un hurlement. Il met son doigt devant sa bouche, me montrant que si je ne me tais pas, le même destin que mon frère m'est promis. Je mets alors mes deux paumes de mains afin de m'empêcher de crier et tente également d'étouffer mes sanglots de terreur. Il approche lentement l'arme entre mes deux yeux, un sourire sadique se dessine sur ses lèvres. Je regarde du coin de l'oeil mon frère. Je me rends compte que mon prof joue un jeu. Je ne sais pas exactement pourquoi, ni comment, mais je sais que ce n'est pas lui qui l'a tué. Il voit que je le sais. Il me prend dans ses bras pour me réconforter. Mais je suis sous le choc. Je suis pâle comme la mort, je tremble et ne peux dire le moindre mot. Il me murmure des choses que je n'arrive pas à distinguer. La seule chose qui tourne dans ma tête est le simple fait que mon frère est mort, que je ne le reverrai jamais plus et que je n'ai pû lui dire combien il était important pour moi, avant qu'il ne parte.

Je retourne dans le gîte qui s'est quelque peu modifié en bungalow de camping. Il y a du monde sur la terrasse avec ma mère qui prend l'apéritif. Le gîte n'est plus isolé, mais entouré d'un tas de pavillons. Il fait particulièrement chaud. Soudain je vois Sandrine et Marine V. courir en bikini dehors en riant bruyamment et hystériquement. Elles sortent d'une immense piscine gonflable. Elles sont suivies d'un tas d'autres filles qui les filment tout en riant. Je hais leur bonheur. Sentiment de dégoût et de mépris.


 

Je me retrouve dans un hôpital psychiatrique, enfermée dans une cellule toute blanche, complètement close, avec ma chienne qui a le don de parler. Je suis là parce que je ne me suis jamais remise de la "mort" de mon frère. Je lui dis qu'il faut qu'on organise quelque chose afin de pouvoir s'évader car j'ai besoin de revoir la lumière du soleil. Je ne veux pas que l'on contrôle ma pensée non plus en me coupant du reste du monde. Pendant le repas dans une sorte de sinistre cantine où tous les pensionnaires sont enchainés de camisoles, je leur fais part de ma volonté d'évasion. Cependant, tout le monde se plait à l'établissement psychiatrique "Les Glaieuls" de Caen et personne ne désire me suivre. L'établissement s'appelle "Les Glaieuls' car un magnifique champ de glaieuls multicolores s'étale devant l'entrée du bâtiment. Certes intéressant pour son aspect visuel, ce champ est également utile puisqu'il permet aux médecins de voir les pensionnaires qui tentent de s'enfuir : ils font bouger les fleurs, voire tracent les lignes de leur passage dans ce champ uniforme. Nous réussissons, ma chienne et moi à nous faufiler la nuit tombée sans nous faire prendre. Nous profitons du temps : c'est le printemps. Je retrouve un sourire, perdu depuis longtemps. Nous allons tout naturellement chez mes grand-parents. Mais à l'entrée de chez eux se trouvent 3 voitures de police. Effrayées, nous pensons qu'ils nous attendent. Quand soudain, nous voyons Obama sortir d'une luxueuse limousine, il était seulement invité à un repas organisé par le maire. Mes grand-parents sont en train de manger devant la télé. Ma grand-mère ne montre pas spécialement une grande joie de me revoir après plusieurs mois d'enfermement; elle note simplement que les médecins vont se rendre compte de mon évasion lorsqu'ils vont venir dans notre cellule pour me donner des pilules (calmants et somnifères). Ma chienne et moi courons alors à toute vitesse pour rejoindre notre "tombeau mortuaire" comme nous l'appelons entre nous. Un chien essaie de suivre ma chienne qui le vire efficacement. Pour pouvoir rentrer sans se faire prendre, nous devons passer par le terrain de sport du lycée (terrain de basket + piste de course). Des Terminales sont en train de courir, je me glisse parmi eux pour être la plus discrète possible mais le (vieux) prof de sport me remarque tout de suite (je suis toujours habillée en camisole..) et me dit qu'il ne m'a jamais vu courir aussi vite et qu'il aimerait que je reste un peu. Le décor se modifie un peu et je suis entourée de primaires. Il doivent arriver le plus vite possible à un plot et revenir. Au top, je suis dans les premières, mais au lieu de revenir, je continue tout droit en direction de l'hopital psychiatrique pour atteindre un trou dans le grillage. Le prof me voit faire mais ne dis rien.
Derrière le trou, dans l'hôpital, est plantée une mini forêt. La nuit est totalement tombée, je me cache dans les fourrés. Au loin, j'aperçois les internés qui viennent de finir leur balade dans le parc et les médecins les appelle à tour de role pour vérifier que tout le monde est bien là. Je dois encore traverser le champ de glaieuls sans me faire remarquer et arriver à temps lorsque mon nom sera prononcé. Je me glisse rapidement et le plus silencieusement possible dans le champ de fleurs et je me rends compte que je n'étais pas la seule à m'être évadée aujourd'hui. J'avais donné des idées d'évasion et de liberté à d'autres pensionnaires. Il y une queue de 10 personnes environ devant moi qui essaient également d'arriver jusqu'aux médecins le plus silencieusement possible. Nous arrivons tout sourire à eux. Les médecins n'ont pas l'air d'apprécier notre joie. Ils ne se rendent compte de rien. Nous échangeons des sourires complices avec les autres évadés. Nous savons comment sortir d'ici. Nous savons que ce petit manège allait avoir lieu tous les jours dorénavant car nous savions que nous n'étions pas fous.
Seulement humains.

Par Amélie - Publié dans : dreams
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